Mame Astou Diouf

Doctorat en sciences économiques Économiste au Fonds monétaire international (FMI)

« Plus j’avançais, plus je me rendais compte que pour atteindre le degré d’expertise que je souhaitais, il me fallait un doctorat. Je me suis donc lancée. »

Originaire du Sénégal, Mame Astou porte en elle le désir naturel d’aider à combattre la pauvreté dans les pays africains.

Pour aller jusqu’au bout de ses ambitions, et par le fait même, de ses études supérieures, c’est sans hésitation qu’elle a opté pour le Département de sciences économiques de l’Université de Montréal. Cela lui a permis de raffiner ses outils d’analyse afin de mieux quantifier les déterminants de la pauvreté et les gains de productivité des différents pays.

« Plus j’avançais, plus je me rendais compte que pour atteindre le degré d’expertise que je souhaitais, il me fallait un doctorat. Je me suis donc lancée », explique-t-elle.

Conséquemment, elle a orienté sa thèse sur l’amélioration des méthodes quantitatives courantes, pour mener à une utilisation plus appropriée dans le cadre d’analyses de la pauvreté et des inégalités.

Aujourd’hui économiste au FMI, à Washington, Mame Astou est responsable des dossiers relatifs à la fiscalité et à la dette publique du Burkina Faso. Elle consacre également une partie de son temps à des recherches portant sur des sujets à caractère macroéconomique.

L’expertise qu’elle a vaillamment acquise au Québec l’aide à présent à mieux conseiller les dirigeants burkinabés dans l’élaboration de leurs politiques économiques. Elle conserve par ailleurs de chaleureux souvenirs de l’Université de Montréal, où elle a parcouru la dernière ligne droite d’une scolarité prolifique.

« Ce qui m’a le plus marqué c’était l’intensité du programme. Malgré la pression et le stress, il régnait une excellente atmosphère de camaraderie et de soutien », observe la titulaire de nombreux prix et bourses d’excellence.

Pendant combien de temps l’Afrique continuera-t-elle à bénéficier de son savoir-faire? La principale intéressée ne peut s’avancer. « Il est vrai que j’aime œuvrer pour ce continent. Il y a encore beaucoup de défis à relever et toutes les ressources mobilisables sont les bienvenues. Cela ne veut toutefois pas dire que je m’y restreindrai durant toute ma carrière. »

Ne perdant pas de vue les possibilités de progresser au sein du FMI, Mame Astou brouille gentiment les pistes en nous rappelant que « le monde lui-même est un modèle économique grandeur nature ».